“Bruxelles, waar belgen thuis zijn”. Avec pour invité, Guy Vanhengel.

novembre 14, 2008

A propos de notre hôte :

Né le 10 juin 58 à Bruxelles. Il a reçu une formation d’enseignant avant de devenir collaborateur au « Het laatse nieuws ». Parallèlement, il a cofondé « Radio Contact » où il était responsable des informations. Il a administré plusieurs entreprises jusqu’en 1995 et est membre du conseil communal d’Evere depuis 1989. Il a aussi été secrétaire du bureau du conseil de la région de Bruxelles-Capitale de 1995 à 2000 et président de la commission communautaire flamande (VGC).

Depuis 1995, Guy Vanhengel est aussi député au parlement bruxellois et a exercé de multiples fonctions en tant qu’homme politique comme :
- Ministre des finances, du budget, la fonction publique et des relations extérieures au sein du gouvernement bruxellois
- Membre du collège en charge de l’enseignement (enseignement qui lui tient beaucoup à cœur)
- Ministre des sports au sein de la région flamande et des affaires à la région bruxelloise.
- Ministre des finances, du budget, des relations extérieures et de l’informatique au sein du gouvernement bruxellois.
- Président du collège de la commission communautaire flamande, chargé de l’enseignement, de la communication et du budget.

Une phrase qui le défini très bien et qu’il a effectivement prononcée le 16-07-08 serait « Si mauvais Flamand signifie que je n’adhère pas à des thèses nationalistes inacceptables, ça me va. »

Quelques mots sur Bruxelles

On nous a rappelé brièvement l’histoire de Bruxelles.

1830 : Bruxelles Capitale du Royaume de Belgique
1950 : Siège de la Communauté Européenne et de l’Otan, le plus grand nombre de diplomates au monde après New-York (12.000)
1970-1994 : Obtention du statut régional ; la constitution belge est remaniée, la Belgique devient un état fédéral à trois régions (Bruxelloise, Flamande et Wallonne).
1988 : Bruxelles est choisie comme capitale de l’Europe.
1989 : Naissance des institutions bruxelloise telle que connue de nos jours.

Il est bon de savoir que Bruxelles est la troisième région la plus riche d’Europe derrière le centre de Londres et le Luxembourg. En outre Bruxelles représente le plus grand bassin d’emplois (650.000 jobs) dont 19% est occupé par des Wallons et 34% par des Flamands avec de nettes retombées économiques positives pour les régions périphériques (principalement les deux Brabants).

En Europe, si on regarde les régions qui génèrent de la croissance, on peut dessiner une sorte de grande banane allant de la Lombardie (nord de l’Italie) jusqu’à toute la moitié Sud de la Grande-Bretagne en passant par l’arc économique rhénan.

Comme vous pouvez le constater, la Belgique, et Bruxelles en particulier, se trouve au cœur de cette banane bleue européenne tel qu’identifiée par les économistes spécialisés dans la croissance régionale.

L’élargissement de Bruxelles :

Certain souhaite l’élargissement de la région de Bruxelles-Capitale. Cet élargissement pourrait suivre cinq pistes différentes :
a) Rester dans ses frontières actuelles.
b) Englober les communes à facilités.
c) Englober les communes à facilités + les communes du nord du Brabant wallon.
d) Englober les communes à facilités + l’entièreté du Brabant wallon.
e) Englober les deux provinces de Brabant.

Il faut savoir que la région des deux Brabant, Bruxelles y compris, représente près d’un quart de la population belge et est génératrice de plus du 30% de son PIB.

La plupart des propositions rattachiste, visent une suppression des problèmes linguistique en périphérie par un compromis en peu simpliste (on rattache les communes à facilités et on scinde BHV par la suite). Guy Vanhengel veut voir plus loin, il n’a pas d’objection fondamentale au rattachement de certaines communes à la région de Bruxelles. Mais il est convaincu que si cela doit arriver, les habitants de ces communes iront habiter ailleurs dû à l’apparition pour eux de charges fiscales plus lourde qu’auparavant et laissera donc la région de Bruxelles avec des communes désertées de ses habitants et donc devenue un poids économique pour elle. Il souhaiterait donc une solution rationnelle en vue de ne pas faire peser de trop lourdes différences fiscales entre la métropole et son agglomération.

Au-delà de ça, il prône aussi la suppression des arrondissements électoraux tels que d’application aujourd’hui et souhaiterait la création d’un arrondissement belge unique.

Selon lui, ceci aurait pour effet de réduire voire supprimer les différences majeures dans les discours politiciens du Nord et du Sud du pays tels qu’observés lors des législatives de Juin 2007 et qui ont conduit au blocage politique du pays que nous connaissons actuellement.

J’espère que ce résumé vous aideras à y voir plus clair quant aux positions politique d’un Zinneke brusseleer belgicain de langue flamande qui ne mâche pas ses mots quand il s’agit de défendre la ville qui l’a vu naître et qui, je pense, se battra tant qu’il le pourra pour en faire une ville digne des plus grandes et des plus belles de ce monde
Nicolas Pecher